Abstract for the Winning Paper:
New Europeans' for the 'New European Economy': Citizenship and the Lisbon Agenda
This paper analyses the European Union's Lisbon Agenda and its relation to changing conceptions of citizenship in general, and social citizenship in particular. Employing a critical political economy perspective, it seeks to examine the power relations that underpin the Lisbon Agenda as a political project for socio-economic restructuring. The paper pinpoints a public/private pattern of authority within the Lisbon Agenda that includes the transnational fraction of European capital (represented here by two prominent business lobbies, the European Roundtable of Industrialists and the Lisbon Council for
European Competitiveness), and the European Commission. The central argument made here is that the emergence of a 'neoliberal communitarian' citizenship model under Lisbon contradicts claims made by supportive social and political forces, as well as some academics, that the Lisbon Agenda marks a positive 'turning point' for EU-level social policy and social citizenship. These findings also run counter to claims that the asymmetries of governance and citizenship in the EU will be overcome with Lisbon. Instead, it is argued that the Lisbon Agenda and the knowledge-based economy (KBE) that it invokes are part and parcel of a broader shift away from the Keynesian Welfare National State (KWNS) towards a Schumpeterian Postnational Workfare Regime (SPWR), both at the member state and EU-levels of socio-economic governance. Thus central to the Lisbon Agenda is an increasingly commodified conception of citizenship rights, where traditional Marshallian social citizenship associated with the KWNS is gradually
replaced by an emphasis on private responsibilities associated with workfare regimes. Crucially, this paper explains how these processes have been intensified since the transition in early 2005 to a streamlined 'jobs and growth' Lisbon Agenda under the Barroso Commission. The conclusion goes on to examine the social contradictions of the Lisbon Agenda's increasingly commodified neoliberal communitarian citizenship model, considering the implications of this model in terms of the long-term legitimacy and sustainability of the EU project as a whole.
'Nouveaux Européens' pour un 'Nouvelle économie européenne': la citoyenneté et la Stratégie de Lisbonne'
Cet article analyse la Stratégie de Lisbonne de l'Union européenne et sa relation aux conceptions changeantes de la citoyenneté en général et de la citoyenneté sociale en particulier. Utilisant une perspective d'économie politique critique, il cherche à analyser les relations de pouvoir qui alimentent la Stratégie de Lisbonne comme projet politique de restructuration socio-économique. Le texte révèle qu'au cœur de la Stratégie de Lisbonne se trouve un modèle d'autorité de type public/privé qui inclut la fraction transnationale du capital européen (représenté ici par deux lobbies d'affaires de premier plan, la Table ronde des industriels européens et le Conseil de Lisbonne pour la compétitivité européenne), et la Commission européenne. Les principales conclusions ici avancées font état de l'émergence d'un « modèle communautaire néo-libéral de citoyenneté » favorisé par la Stratégie de Lisbonne, ce qui contredit les prétentions des forces sociales et politiques, aussi bien que quelques universitaires, à
l'effet que la Stratégie de Lisbonne marque « un tournant » pour la politique sociale et la citoyenneté sociale au niveau de l'Union européenne. Ces résultats contredisent aussi les affirmations voulant
que les asymétries de gouvernance et de citoyenneté au sein de l'UE puissent être surmontées avec la Stratégie de Lisbonne. Au lieu de cela, l'auteur affirme que la Stratégie de Lisbonne et l'économie
basée sur le savoir à laquelle elle fait appel, font partie d'un plus large mouvement d'éloignement de l'État national d'assistance sociale keynésienne vers un régime de force de travail postnational
schumpeterien, ce phénomène étant présent aussi bien au niveau de gouvernance socio-économique des États membres qu'à celui de l'Union européenne. Ainsi, une conception marchande des droits de la
citoyenneté est au cœur de la Stratégie de Lisbonne, alors que la citoyenneté sociale mashallienne traditionnellement associée à l'État national d'assistance sociale keynésienne est graduellement remplacée par une emphase mise sur des responsabilités privées, liées aux régimes de force de travail. De manière cruciale, cet article explique comment ces processus se sont intensifiés depuis la transition au début de 2005 vers une Stratégie de Lisbonne mettant l'accent sur « les emplois et la croissance » sous la Commission de Barroso. La conclusion examine les contradictions sociales du modèle marchand de citoyenneté communautaire néo-libérale contenu dans la Stratégie de Lisbonne, vu les implications de ce modèle en termes de légitimité et durabilité à long terme du projet de l'UE dans son ensemble.

